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Formation au DPI : combien de temps pour être à l’aise en 2026 ?

Formation au DPI : combien d’heures pour démarrer, combien de temps pour être à l’aise ? Retours de soignants, e-learning et accompagnement au changement.
Mis à jour le
11 octobre 2026

L’essentiel en 30 secondes

QuestionRéponse courteÀ retenir
Combien de temps de formation faut-il pour un nouveau DPI ?Dans les maternités équipées de Galeon, une demi-journée (4 heures) suffit en général à démarrer.Démarrer et être à l’aise sont deux étapes différentes.
Quand un soignant est-il à l’aise ?Après un à deux mois d’usage pour les fonctions courantes, parfois plusieurs années pour tout maîtriser.Il faut prévoir l’accompagnement dans la durée.
Les soignants peu à l’aise avec l’informatique sont-ils pénalisés ?Au début oui, mais un outil lisible réduit l’écart rapidement.L’ergonomie compte plus que la durée de formation.
L’e-learning suffit-il ?Rarement : dans un GHT, les médecins ne l’ont suivi qu’à 10 à 15 %, contre 100 % pour les paramédicaux.Les médecins demandent une formation adaptée à leur temps.
Quelle forme de formation marche le mieux ?Des cas cliniques réels du service, avec un accès de test avant la session.On retient ce qu’on a fait, pas ce qu’on a vu.
Qui accompagne après la formation ?Des référentes internes et l’éditeur présent sur place les premiers jours.Le soutien de proximité évite le décrochage.
Faut-il former les secrétariats ?Oui, avec autant de soin que les soignants : ils sont au cœur de l’usage du dossier.Un métier mal formé ralentit toute la chaîne.

Introduction

La formation au DPI (dossier patient informatisé) est souvent le premier sujet d’inquiétude des équipes. « Je ne suis pas à l’aise avec l’informatique. » « Il va nous falloir des mois pour nous y faire. » Ces deux phrases reviennent dans presque tous les services au moment d’un changement de DPI (dossier patient informatisé). Elles viennent souvent des soignants les plus expérimentés, qui ont connu le papier pendant des décennies.

La question mérite une réponse précise, parce que la formation est le point où un projet se gagne ou se perd. Un grand GHT a reçu 4 500 appels au support la semaine de sa bascule, dont 60 % de médecins, qui avaient très peu suivi l’e-learning proposé (SantExpo 2026).

Chez Galeon, DPI déployé dans 19 hôpitaux et construit avec les soignants depuis 2016, nous formons chaque nouvelle équipe sur le terrain. Cet article reprend ce que disent les soignants eux-mêmes : combien de temps il faut, ce qui aide, et ce qu’il ne faut pas promettre.

Une formation réussie ne se mesure pas en heures passées en salle, mais au nombre de soignants autonomes à la fin de la première semaine.

Formation au dossier patient informatisé : combien d’heures faut-il ?

Pour démarrer, quelques heures. Dans les maternités équipées de Galeon, les équipes ont en général suivi une demi-journée de formation de 4 heures, jugée suffisante par la plupart des soignants interrogés.

Une docteure junior en gynécologie, qui change de logiciel « tous les six mois » au fil de son internat, estime que « la formation de 4 heures est largement suffisante ». Une sage-femme d’une maternité de proximité confirme : une demi-journée, en petits groupes, avec chacun un cas clinique différent à saisir. Un chef de service de maternité note que les internes, habitués aux outils numériques, n’ont presque pas eu besoin de formation.

Ces durées concernent le démarrage dans un service comme une maternité. Pour un hôpital entier, avec plusieurs milliers d’agents, la formation devient un projet en soi : un GHT breton comptait 6 000 personnes à former, dont 4 000 à 5 000 par e-learning (SantExpo 2026).

Combien de temps faut-il pour être vraiment à l’aise ?

Un à deux mois pour les fonctions courantes, beaucoup plus pour tout maîtriser. Les soignants le disent sans détour, et il vaut mieux l’annoncer que le découvrir.

Un sage-femme d’une grande maternité du Var, qui travaille par secteurs (salle de naissance, suites de couches, consultations), estime qu’il lui faudra « un mois et demi à deux mois » pour être à l’aise avec l’ensemble du logiciel : il faut passer par tous les secteurs pour tout voir. Une sage-femme coordinatrice, cadre supérieure de santé, parle de « 2, 3, 4 ans » pour être vraiment à l’aise avec un logiciel de travail, et ajoute : « tout le monde n’en a pas conscience ».

Les autres établissements disent la même chose. Un centre de cancérologie a maintenu près de deux ans une hotline dédiée au DPI, tenue par des référents métier (retour d’expérience). Prévoir cet accompagnement dans la durée évite de conclure trop tôt qu’un outil « ne marche pas ».

Les soignants peu à l’aise avec l’informatique sont-ils pénalisés ?

Au démarrage, oui, et il faut le reconnaître. Mais l’écart se réduit vite quand l’outil est lisible et que l’accompagnement est proche.

Une sage-femme en poste depuis 38 ans raconte avoir « cauchemardé les premiers jours » : la formation donne l’impression que tout coule, puis la réalité du service arrive. Elle note que ceux qui n’ont connu que l’informatique s’adaptent plus vite, et que la présence de personnes formées dans l’équipe fait la différence. Un chef de service expérimenté résume : « pour les plus anciens comme moi, il y a un certain temps d’adaptation, mais une fois qu’on est dedans, on ne reviendra plus jamais au dossier papier ».

Le critère décisif est l’ergonomie. Une auxiliaire de puériculture juge la plateforme « accessible à toute personne, qu’on soit doué au niveau de l’informatique ou pas ». Une sage-femme de 20 ans d’expérience le dit à ses consœurs : quitter le papier « nous bouscule », mais ce n’est « absolument pas inaccessible, voire facile ».

L’e-learning suffit-il pour former les soignants à un DPI ?

Rarement à lui seul, et surtout pas pour les médecins. Il est utile pour les bases, mais il ne remplace pas la pratique sur des cas réels.

Le cas du GHT breton est parlant : l’e-learning a été suivi à 100 % par les paramédicaux, mais seulement à 10 à 15 % par les médecins (SantExpo 2026). Ce sont eux qui ont généré la majorité des appels la première semaine. Les médecins disposent de peu de temps libre et apprennent en faisant : une formation courte, au plus près de leur activité, leur convient mieux.

Quelle formation et quel accompagnement au changement pour un nouveau DPI ?

L’accompagnement au changement compte autant que la formation elle-même : une session courte, sur des cas cliniques du service, précédée d’un accès de test et suivie d’un accompagnement sur place.

Donner un accès de test avant la formation

Une chef de service a envoyé à son équipe des codes de test avant la formation, pour que chacun puisse « fouiner » à son rythme. La session sert ensuite à répondre aux vraies questions plutôt qu’à découvrir l’écran.

Former sur des cas réels

Pendant la formation, chaque soignant saisit une situation qu’il rencontre vraiment. Une sage-femme a par exemple choisi une grossesse gémellaire pour apprendre à gérer deux enfants dans le même dossier. On retient ce qu’on a fait soi-même.

Des référentes internes et une présence sur place

Dans chaque déploiement Galeon, des référentes internes (une cadre, une sage-femme) se forment en profondeur et relaient les demandes de leurs collègues. Pendant le démarrage, l’équipe Galeon reste sur place : dans une maternité de proximité, une sage-femme était même dédiée en renfort pour que l’activité ne soit jamais bloquée.

Faut-il former les secrétariats médicaux au DPI ?

Oui, et c’est souvent là que les projets pèchent. Les secrétariats sont au cœur de l’usage du dossier, de la prise de rendez-vous au codage du séjour.

Un centre hospitalier qui a raconté l’échec de sa bascule de 2018 cite parmi les causes l’absence des secrétariats dans les groupes de travail (SantExpo 2024). Chez nous aussi, une secrétaire médicale d’un grand hôpital a témoigné n’avoir eu qu’une heure de formation, le reste s’apprenant « sur le tard ». C’est un point que nous traitons désormais avec la même attention que la formation des soignants.

Formation classique ou formation construite avec le terrain : quelles différences ?

CritèreFormation classiqueApproche Galeon
FormatE-learning ou démonstration en salleDemi-journée en petits groupes
ContenuParcours génériques de l’outilCas cliniques réels du service
Avant la sessionDécouverte de l’écran le jour JAccès de test pour explorer à son rythme
Relais dans le serviceSupport informatique centralRéférentes internes formées en profondeur
DémarrageHotline à distanceÉquipe de l’éditeur présente sur place
MédecinsMême parcours que les autres métiersFormation courte, au plus près de l’activité
SecrétariatsSouvent formés en dernierPoint de vigilance à traiter dès la préparation
Après la formationFin de l’accompagnementRéunions de suivi et ajustements des écrans

Limites et points de vigilance

  • Quatre heures ne font pas un expert. La demi-journée permet de démarrer ; l’aisance demande des semaines de pratique.
  • Tous les services ne se ressemblent pas. Une maternité autonome se forme plus vite qu’un hôpital entier avec urgences, bloc et pharmacie.
  • La formation des médecins reste difficile à obtenir, quel que soit l’éditeur ; il faut l’organiser avec les chefs de service.
  • Le secrétariat a longtemps été moins bien formé que les soignants, y compris chez nous ; c’est un point que nous corrigeons.
  • Les premiers jours restent éprouvants pour les soignants qui ont toujours travaillé sur papier, même avec un bon accompagnement.

FAQ

Combien d’heures de formation au DPI faut-il prévoir ?
Dans les maternités équipées de Galeon, une demi-journée de 4 heures en petits groupes, suivie d’un accompagnement sur place pendant le démarrage.

Combien de temps pour être autonome sur un nouveau DPI ?
Quelques jours pour les tâches quotidiennes, un à deux mois pour l’ensemble des fonctions d’un service.

Comment former les soignants qui n’aiment pas l’informatique ?
Par la pratique sur des cas réels, avec une référente de l’équipe à portée de main, et en acceptant que les premiers jours soient plus lents.

Faut-il former avant ou après le démarrage ?
Avant, au plus près de la date de bascule, puis en continu pendant les premières semaines.

Qu’est-ce qu’une référente DPI ?
Une soignante ou une cadre du service formée en profondeur, qui aide ses collègues et fait remonter les ajustements à l’éditeur.

L’e-learning est-il utile ?
Oui pour les bases et les grands effectifs, mais il ne suffit pas : il doit être complété par une pratique encadrée, surtout pour les médecins.

En résumé

La crainte « il va nous falloir des mois pour nous y faire » est à moitié juste. Démarrer sur un DPI prend quelques heures quand l’outil est lisible : une demi-journée suffit dans les maternités équipées de Galeon. Être parfaitement à l’aise prend en revanche des semaines, parfois davantage, et il faut le dire. Ce qui fait la différence n’est pas la durée de la formation, mais sa forme : un accès de test en amont, des cas réels, des référentes internes, une présence sur place et une attention particulière aux médecins et aux secrétariats. C’est ainsi que nous accompagnons chaque équipe depuis 2016.

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