Blog

Health and AI

Sommaire
Health and AI

Les 5 types d'IA médicale qui transforment les hôpitaux en 2026

Quels sont les 5 types d'IA médicale en 2026 ?
Updated on
23/4/2026

L'essentiel en 30 secondes

Question Réponse courte Ce qu'il faut retenir
Qu'est-ce que l'IA médicale ? Algorithmes d'assistance clinique et admin Ce n'est pas un outil unique : il existe plusieurs familles, chacune avec son périmètre, ses bénéfices et ses risques.
Quels sont les 5 types d'IA médicale ? LAP, Vocale, Scan, Codage, Diagnostic Ces 5 familles couvrent la quasi-totalité des cas d'usage déployés aujourd'hui en hôpital.
L'IA remplace-t-elle le médecin ? Non — elle assiste et sécurise L'IA prend en charge les tâches répétitives et libère du temps ; le jugement clinique et l'empathie restent strictement humains.
La LAP réduit-elle les erreurs ? Oui, significativement Selon l'OMS, les préjudices médicamenteux touchent 1 patient sur 30 — la LAP est le premier rempart de sécurité.
La reco vocale est-elle fiable ? Oui, sous conditions Les solutions spécialisées atteignent plus de 95 % de précision grâce à des dictionnaires médicaux complets.
Qu'est-ce que le codage PMSI ? Traduction de l'activité en facturation Une mauvaise codification coûte des millions d'euros de recettes perdues par an aux établissements de santé.
Comment Galeon intègre ces IA ? Couche structurée dès la saisie La donnée est propre et codée à la source, alimentant le Blockchain Swarm Learning® sans besoin de retraitement.
Ces IA sont-elles conformes RGPD ? Oui, avec souveraineté L'hébergement HDS et la décentralisation des données sont les prérequis indispensables à une IA médicale éthique.

Introduction

L'intelligence artificielle médicale est souvent présentée comme une révolution homogène. En réalité, elle recouvre des réalités très différentes selon que l'on parle d'aide à la prescription, de reconnaissance vocale, de lecture automatique d'ordonnances, de codage de l'activité hospitalière ou de détection précoce des pathologies. Chaque famille d'IA répond à un problème précis, s'intègre différemment dans le DPI et présente ses propres exigences réglementaires.

En 2026, les DSI et DG d'hôpitaux ne peuvent plus se contenter d'un discours générique sur "l'IA à l'hôpital". Ils ont besoin de savoir précisément ce que chaque type d'IA apporte, ce qu'il coûte en intégration, et ce qu'il exige en matière de qualité de la donnée. Car l'IA n'est performante qu'à une condition : la donnée qu'on lui fournit doit être structurée, fiable et accessible.

Galeon opère aujourd'hui dans 19 hôpitaux, gère plus de 3 millions de dossiers patients et accompagne des milliers de soignants au quotidien. Cette expérience de terrain confirme une réalité que les éditeurs de logiciels minimisent souvent : la qualité de l'IA médicale dépend entièrement de la qualité de la donnée structurée en amont. C'est là que tout se joue.

Cet article détaille les 5 grands types d'IA médicale actuellement déployés en établissement de santé, leurs bénéfices concrets, leurs limites réelles et les conditions d'une intégration réussie dans un DPI moderne.

Pourquoi l'IA médicale n'est pas un outil unique ?

L'erreur la plus courante dans les appels d'offres hospitaliers est de traiter "l'IA médicale" comme une fonctionnalité. C'est en réalité un écosystème de modules distincts, chacun entraîné sur des données différentes, répondant à des objectifs différents et soumis à des niveaux de certification différents.

On distingue cinq grandes familles selon leur point d'application dans le parcours de soin :

  • L'aide à la décision clinique, dont la LAP est l'application la plus réglementée
  • La saisie augmentée, via la reconnaissance vocale et le scan d'ordonnances
  • La valorisation administrative, via le codage automatique de l'activité (PMSI, CCAM)
  • L'aide au diagnostic et la détection précoce des pathologies
  • L'analyse prédictive multi-hôpitaux, encore émergente, qui anticipe les risques à grande échelle

Ce sont les quatre premiers types qui sont aujourd'hui opérationnels à grande échelle dans les hôpitaux. Le cinquième, le plus stratégique, nécessite une infrastructure de données comme celle que Galeon construit via son Blockchain Swarm Learning®.

Type 1 — Qu'est-ce que la LAP et pourquoi est-elle le premier rempart contre les erreurs médicamenteuses ?

La LAP, c'est quoi exactement ?

La Logiciel d'Aide à la Prescription (LAP) est un module intégré au DPI qui analyse chaque prescription médicamenteuse en temps réel et alerte le médecin en cas de risque. Elle vérifie les contre-indications, les interactions entre médicaments, les surdosages et l'adéquation entre la molécule prescrite et le profil du patient (allergies, poids, pathologies associées).

Ce n'est pas une option : en France, les établissements de santé ont l'obligation de déployer une LAP certifiée depuis le décret du 13 mars 2015. La certification est délivrée par la Haute Autorité de Santé (HAS) ¹.

Pourquoi la LAP est-elle critique ?

Selon l'OMS, les préjudices liés aux médicaments touchent 1 patient sur 30 dans le cadre des soins de santé, et la moitié des préjudices évitables dans les établissements de santé sont attribuables aux médicaments ². À l'échelle mondiale, les seules erreurs médicamenteuses représentent un coût annuel estimé à 42 milliards de dollars ³.

Une LAP bien intégrée réduit ces erreurs à la source. Mais son efficacité est directement conditionnée par la qualité des données du DPI : si le dossier patient est incomplet (allergies non renseignées, pathologies manquantes), l'IA ne peut pas détecter les risques réels.

La LAP n'est pas plus intelligente que le dossier patient sur lequel elle s'appuie. C'est le principe fondamental que tout DSI doit intégrer avant de choisir une solution.

Ce que Galeon apporte sur la LAP

Le DPI Galeon structure la donnée patient dès la saisie soignant, avec des champs obligatoires et une validation par le professionnel de santé. La LAP dispose ainsi d'un socle de données fiable et à jour, ce qui réduit les fausses alertes et améliore la détection des vrais risques.

Type 2 — Comment la reconnaissance vocale transforme-t-elle la documentation médicale ?

Le problème : le médecin passe plus de temps à documenter qu'à soigner

Selon une étude Les Echos Études / Nuance conduite auprès d'établissements de santé français, les professionnels de santé consacrent en moyenne 40 % de leur temps à la documentation médicale et à la gestion des dossiers patients ⁴. Dans ce même panel, 73 % des médecins jugent les DPI insuffisamment ergonomiques et mal adaptés à leur pratique ⁴.

La reconnaissance vocale médicale — aussi appelée dictée numérique médicale — permet au soignant de dicter ses comptes rendus, observations et ordonnances à voix haute, pendant ou après la consultation. L'IA transcrit en temps réel, dans le bon champ du DPI, avec un vocabulaire médical spécialisé.

Quelles sont les performances réelles de la reconnaissance vocale en milieu hospitalier ?

Les solutions spécialisées en vocabulaire médical atteignent aujourd'hui des taux de précision supérieurs à 95 % en dictée continue, dans des conditions normales d'utilisation ⁵. Les gains de temps documentés oscillent entre 30 et 50 % sur les tâches de compte rendu — ce qui représente, pour un établissement de 350 médecins, une économie potentielle estimée à plusieurs millions d'euros par an ⁴.

Ces performances supposent trois conditions :

  • Un entraînement sur du vocabulaire médical spécialisé (pas un modèle généraliste)
  • Une intégration directe dans le DPI (pas une couche applicative séparée)
  • Un environnement acoustique maîtrisé, ce qui reste un défi dans certains services d'urgences

Quel est le lien avec la qualité de la donnée ?

La reconnaissance vocale produit du texte non structuré si elle n'est pas couplée à une couche de structuration intelligente. Un compte rendu dicté doit être lisible, indexé et exploitable par les autres modules du DPI — y compris la LAP et le codage automatique. Sans cette couche intermédiaire, la reconnaissance vocale crée de la donnée textuelle inutilisable pour l'IA.

Galeon intègre cette structuration en aval de la transcription : la donnée dictée est normalisée, codée et rendue interopérable sans intervention manuelle supplémentaire.

Type 3 — Qu'est-ce que la reconnaissance d'ordonnances et le scan intelligent ?

Le cas d'usage

Lorsqu'un patient arrive aux urgences ou en consultation avec une ordonnance papier établie par un médecin externe, l'équipe soignante doit manuellement retranscrire les médicaments dans le DPI. C'est une tâche chronophage, source d'erreurs de saisie (dosages, fréquences, noms de spécialités).

La reconnaissance d'ordonnances utilise la vision par ordinateur (OCR + IA) pour lire l'ordonnance, identifier les médicaments, les dosages et les posologies, et les importer directement dans le DPI. La LAP prend ensuite le relais pour valider la prescription.

Quelles sont les limites actuelles ?

La reconnaissance d'ordonnances est l'un des types d'IA médicale les plus sensibles à la qualité du document source. Une ordonnance manuscrite illisible, une abréviation non standardisée, un nom de médicament écrit phonétiquement : chaque écart réduit la précision du modèle.

En pratique, les taux de reconnaissance complète et sans correction oscillent entre 75 et 90 % selon les études, en fonction de la qualité de l'écriture et de la standardisation des ordonnances ⁶. Un soignant doit toujours valider la saisie automatique avant d'enregistrer dans le DPI. Ce n'est pas une limite de l'IA — c'est une exigence réglementaire et éthique.

Pourquoi ce type d'IA est-il stratégique pour la continuité des soins ?

En fluidifiant l'import d'ordonnances externes dans le DPI, cette IA réduit les ruptures dans le parcours de soin et diminue les délais de prise en charge médicamenteuse. Elle est particulièrement précieuse dans les services d'urgences et les unités de soins continus, où la rapidité d'action est critique.

Type 4 — Comment l'IA automatise-t-elle le codage PMSI et la facturation hospitalière ?

Le PMSI, c'est quoi ?

Le Programme de Médicalisation des Systèmes d'Information (PMSI) est le système de classification et de facturation de l'activité hospitalière en France. Chaque séjour, chaque acte, chaque consultation doit être codé selon la nomenclature CCAM (actes) ou CIM-10 (diagnostics) pour générer les recettes de l'établissement via la Tarification à l'Activité (T2A).

Ce codage est aujourd'hui réalisé manuellement ou semi-manuellement par des techniciens d'information médicale (TIM) ou des médecins DIM. C'est un travail long, complexe et sujet aux erreurs d'interprétation.

Quel est le coût réel des erreurs de codage pour les hôpitaux ?

Les erreurs de codage PMSI ont deux conséquences directes : une perte de recettes (sous-codage) et un risque de contrôle par l'Assurance Maladie (sur-codage). L'ATIH, agence nationale chargée de l'information hospitalière, publie chaque année les résultats de contrôles révélant des écarts de codage significatifs dans les établissements publics et privés ⁷. Ces écarts représentent, à l'échelle du système, des centaines de millions d'euros de recettes non captées.

L'IA de codage automatique analyse le dossier patient — comptes rendus, actes réalisés, diagnostics retenus — et propose automatiquement les codes PMSI et CCAM correspondants. Le médecin DIM valide, corrige si nécessaire, et publie.

Quelles sont les conditions de performance ?

Le codage automatique ne peut fonctionner qu'à une condition non négociable : la donnée clinique saisie dans le DPI doit être structurée et exhaustive. Un compte rendu vague, une observation incomplète, un acte non tracé : l'IA ne peut pas coder ce qu'elle ne voit pas.

C'est pourquoi Galeon structure la donnée dès la saisie soignant, avec des trames de saisie guidées et des champs normalisés. Le DIM accède ainsi à un dossier complet, lisible par l'IA de codage, sans avoir à reconstituer l'activité à partir de notes éparses.

Type 5 — Comment l'IA aide-t-elle au diagnostic et à la détection précoce des pathologies ?

Pourquoi l'aide au diagnostic est-elle le type d'IA médicale le plus stratégique ?

Les quatre premiers types d'IA agissent principalement sur la chaîne administrative et documentaire du soin. Le cinquième agit sur la décision clinique elle-même : il s'agit de détecter une pathologie plus tôt, plus précisément, et parfois là où l'œil humain aurait manqué le signal.

C'est aussi le type d'IA qui crée le plus de valeur pour la recherche médicale — et celui qui nécessite le plus de données structurées, issues de plusieurs hôpitaux, pour atteindre des performances cliniquement fiables. Une IA diagnostique entraînée sur les données d'un seul hôpital n'est pas généralisable. C'est mathématiquement impossible. C'est précisément le problème que le Blockchain Swarm Learning® de Galeon résout.

Quelles sont les applications concrètes en 2026 ?

En radiologie, les algorithmes d'apprentissage profond analysent les images médicales (scanner, IRM, radiographie) et détectent des anomalies parfois invisibles à l'œil nu. Certains systèmes autorisés par la FDA atteignent une sensibilité supérieure à 98 % pour la détection des hémorragies intracrâniennes ⁸. Une étude de l'Imperial College London a montré que l'IA détecte 13 % de cancers du sein supplémentaires par rapport à l'imagerie seule lors des essais de dépistage ⁹. En 2025, 54 % des hôpitaux américains de plus de 100 lits déclarent utiliser l'IA en radiologie ¹⁰.

Pour la détection du sepsis, les modèles prédictifs analysent en continu les signes vitaux, les résultats biologiques et les notes cliniques pour identifier les patients à risque plusieurs heures avant l'apparition des signes cliniques. Une revue systématique de 52 études publiée en 2025 montre que les modèles d'IA de détection précoce du sepsis atteignent des AUC (aire sous la courbe ROC) de 0,79 à 0,96 — surpassant significativement les scores cliniques traditionnels comme le qSOFA ¹¹.

Pour la priorisation des cas aux urgences, les systèmes d'IA ont permis de réduire les délais de traitement des rapports radiologiques de 11,2 jours en moyenne à 2,7 jours dans certains établissements ¹⁰.

Pourquoi ce type d'IA nécessite-t-il une infrastructure multi-hôpitaux ?

Une étude publiée dans Nature Medicine en 2024 a montré que les modèles de radiographie pulmonaire entraînés dans un seul établissement présentaient une baisse allant jusqu'à 20 % de leur rendement diagnostique lorsqu'ils étaient testés sur des données externes ¹². Ce biais lié aux données d'entraînement est le principal frein à la généralisation des IA diagnostiques.

C'est exactement ce problème que Galeon résout avec le Blockchain Swarm Learning® : les algorithmes sont entraînés de façon décentralisée sur les données de 19 hôpitaux, sans que ces données ne quittent jamais les serveurs de l'établissement. Le modèle bénéficie de la diversité des cas cliniques de l'ensemble du réseau, sans aucun transfert de données sensibles. Les données restent dans l'hôpital. Seule l'intelligence circule.

Quelle est la différence entre aide au diagnostic et remplacement du médecin ?

L'IA diagnostique est un outil d'aide à la décision, pas un diagnostic autonome. Elle propose, signale et priorise — le médecin interprète, confirme et décide. Le règlement européen sur l'IA (AI Act) classe ces systèmes comme dispositifs à haut risque, imposant transparence, traçabilité et contrôle humain obligatoire ¹³.

Comment comparer ces 5 types d'IA selon les critères d'un DSI ?

Critère LAP Reco. Vocale Scan Ordonnances Codage PMSI auto Aide au Diagnostic
Maturité Très mature (HAS) Mature En progression Dév. rapide Variable (Avancée en Rad)
Certification HAS obligatoire HDS recommandé Validation humaine Contrôle DIM AI Act / Marquage CE
Impact soignant Réduit erreurs critiques Gagne 30-50% temps doc Réduit saisie entrées Réduit charge TIM/DIM Améliore détection
Condition clé Dossier patient complet Intégration DPI Lisibilité Données structurées Interopérabilité BSL®
Risque si mal intégré Alert fatigue Données inutilisables Erreurs d'import Risque contrôle ATIH Biais de données
Approche Galeon Données structurées → LAP temps réel Transcription + structuration auto Import validé + normalisé DPI Données propres → codage sans retraitement BSL® → entraînement multi-hôpitaux
DPI traditionnel Alertes génériques Resaisie manuelle OCR seul, sans sémantique Codage manuel/partiel IA locale, non généralisable
Apport du BSL® Modèles affinés (prescriptions) NLP enrichi (comptes rendus) Reconnaissance améliorée Classification affinée Précision clinique fiable

Quelles sont les limites réelles de l'IA médicale que les DSI doivent connaître ?

La dépendance absolue à la qualité des données. Tous ces modules — sans exception — sont aussi performants que la donnée sur laquelle ils s'appuient. Un DPI mal rempli, des champs libres non structurés, des doublons dans le dossier patient : chaque imperfection se traduit par une dégradation des performances de l'IA. En France, l'étude Les Echos Études / Nuance révèle que seulement 16 % des dossiers patients sont réellement complets ⁴. C'est le principal frein au déploiement efficace de l'IA médicale.

La fatigue d'alerte sur la LAP. Selon une recension de la littérature clinique, entre 72 et 99 % des alertes générées par les systèmes d'aide à la décision clinique seraient des fausses alarmes ¹⁴. Une autre étude montre que jusqu'à 71,9 % des alertes sont ignorées par les pharmaciens ¹⁵. Quand la LAP est mal calibrée, les soignants se désensibilisent, ce qui annule son bénéfice de sécurité.

Le risque de biais dans les IA diagnostiques. Une étude de Nature Medicine (2024) montre qu'un modèle de radiologie entraîné sur les données d'un seul hôpital peut perdre jusqu'à 20 % de précision sur des données externes ¹². Ce biais est invisible tant que l'IA n'est pas testée sur une population différente de celle d'entraînement.

Le risque réglementaire sur le codage automatique. L'ATIH procède à des contrôles réguliers de la facturation hospitalière ⁷. Un codage automatique non supervisé peut générer des anomalies difficiles à justifier lors d'un contrôle T2A.

L'intégration technique dans les SI existants. La CNIL a documenté, lors de treize contrôles entre 2020 et 2024, des insuffisances récurrentes de traçabilité et d'authentification dans les DPI ¹⁶. Greffer des modules IA sur des SI non conformes crée des risques réglementaires et de sécurité cumulés.

FAQ — Les questions que les soignants et les DSI posent vraiment

L'IA médicale peut-elle prescrire à la place du médecin ?
Non. En France comme dans l'ensemble de l'Union Européenne, la décision de prescription reste un acte médical exclusivement humain, engageant la responsabilité du praticien. L'IA médicale - y compris la LAP - est un outil d'aide à la décision. Le règlement européen AI Act, pleinement applicable depuis 2024, classe les systèmes d'aide à la décision médicale comme systèmes à haut risque, imposant des exigences strictes de transparence et de contrôle humain ¹³.

Quelle est la différence entre une LAP et un simple outil de vérification des interactions médicamenteuses ?
Un outil de vérification consulte une base de données statique et retourne une alerte binaire. Une LAP certifiée HAS va plus loin : elle prend en compte le profil complet du patient, analyse la pertinence de la prescription dans ce contexte précis et priorise les alertes par niveau de gravité. La certification HAS garantit la validité clinique du système et sa mise à jour régulière ¹.

La reconnaissance vocale médicale fonctionne-t-elle dans tous les services ?
Pas dans toutes les conditions. Les urgences présentent des défis acoustiques particuliers (bruit ambiant, interruptions) qui peuvent réduire la précision. En revanche, dans les consultations, les services de médecine interne et les unités d'hospitalisation classiques, les résultats sont très bons avec les solutions spécialisées en vocabulaire médical, avec des gains de temps de 30 à 50 % ⁴.

Le codage PMSI automatique peut-il être utilisé sans médecin DIM ?
Non. L'IA de codage propose, le médecin DIM valide. Cette validation n'est pas une contrainte : c'est une garantie de qualité et de conformité lors des contrôles ATIH ⁷. L'objectif est de permettre au DIM de se concentrer sur les cas complexes, pas de le remplacer.

Ces IA sont-elles conformes au RGPD et à l'HDS ?
Elles peuvent l'être, à condition que l'architecture sous-jacente respecte les exigences de l'Hébergement de Données de Santé (HDS) et que le traitement des données soit encadré par un contrat de sous-traitance conforme au RGPD ¹⁷. L'architecture décentralisée de Galeon, où les données restent sur les serveurs de l'hôpital, apporte une couche supplémentaire de souveraineté.

Combien de temps faut-il pour déployer ces IA dans un hôpital ?
La LAP peut être opérationnelle en quelques semaines si le DPI est interopérable. La reconnaissance vocale nécessite une phase d'adaptation du modèle (2 à 4 semaines). Le codage automatique demande un audit préalable de la qualité des données (1 à 3 mois). L'aide au diagnostic est la plus longue à déployer : elle nécessite une validation clinique locale et une intégration dans le flux de travail radiologique ou clinique (3 à 6 mois minimum).

L'IA diagnostique est-elle fiable pour toutes les pathologies ?
Non, et c'est un point crucial. Les performances varient fortement selon la spécialité et la quantité de données d'entraînement disponibles. L'IA est très performante en radiologie (AUC > 0,90 sur plusieurs pathologies) et en détection du sepsis sur données structurées ¹¹. Elle est encore émergente pour les pathologies rares, où les données sont insuffisantes pour entraîner des modèles fiables — ce qui justifie précisément les architectures multi-hôpitaux comme le BSL® de Galeon.

En résumé

En 2026, les cinq grands types d'IA médicale opérationnels en hôpital — LAP, reconnaissance vocale, scan d'ordonnances, codage PMSI automatique et aide au diagnostic — ne sont pas interchangeables. Chacun répond à un problème précis du parcours de soin, exige des conditions d'intégration spécifiques et présente des limites qu'il faut anticiper. Leur point commun absolu : leur performance dépend de la qualité de la donnée structurée dans le DPI. Or seuls 16 % des dossiers patients français sont aujourd'hui réellement complets ⁴ — ce qui constitue le principal frein à l'IA médicale, bien avant la technologie elle-même. Galeon part de ce constat pour construire un DPI où la donnée est structurée dès la saisie soignant : propre, normalisée et exploitable par chaque module d'IA, en temps réel, dans 19 hôpitaux et sur plus de 3 millions de dossiers patients. Et pour les IA diagnostiques, le Blockchain Swarm Learning® permet d'entraîner des modèles fiables sur des données multi-hôpitaux, sans jamais déplacer une seule donnée patient hors de l'établissement.

Si vous voulez aller plus loin sur ce sujet, consultez l'article DPI intelligent vs DPI traditionnel : pourquoi les hôpitaux basculent vers l'IA en 2026

Si vous voulez en savoir plus sur nos IA médicales souveraines

Demander une démo

Sources

¹ Haute Autorité de Santé (HAS) — Certification of Prescription Support Software (LAP). Certification framework, regularly updated

² World Health Organization (WHO) — Fact sheet "Patient Safety", September 2023. "Medication-related harm affects 1 in every 30 patients in health care; half of all preventable harm in health care is related to medications."

³ World Health Organization (WHO) — Press release, World Patient Safety Day, 13 September 2019. "Medication errors alone result in an estimated annual cost of US$42 billion."

Les Echos Études / Nuance — Survey "The challenges of medical documentation in France", presented at CATEL Paris 2016. "Healthcare professionals spend 40% of their time on medical documentation. Only 16% of patient records are genuinely complete. 73% of physicians find EHR systems insufficiently ergonomic."

Nuance Communications / Dragon Medical — Performance data published by the manufacturer, corroborated by independent hospital evaluations. Accuracy > 95% with specialised medical vocabulary under standard conditions.

Medical OCR literature review — Performance documented in several European hospital pilot studies on handwritten prescription recognition. Accuracy without correction: 75–90% depending on handwriting quality and document standardisation.

Agence Technique de l'Information sur l'Hospitalisation (ATIH) — Annual MCO activity analysis reports and T2A billing audits

CampusMedX / radiology AI literature synthesis"Some FDA-cleared systems can now identify intracranial haemorrhages or lung cancers with sensitivity above 98%."

Imperial College London, 2024 — Study on AI breast cancer detection in screening trials. "A new AI-based tool detects 13% more cancers in breast cancer screening trials." Cited by SERMO.

¹⁰ RamSoft, 2025"As of 2025, 54% of US hospitals with more than 100 beds report using AI in radiology. AI-based triage systems have reduced average report turnaround times from 11.2 days to 2.7 days."

¹¹ PMC — Systematic review and meta-analysis, 2025"Artificial Intelligence-Based Predictive Modeling for Early Detection of Sepsis in Hospitalized Patients." 52 studies analysed. AUC: 0.79–0.96 (median ≈ 0.88), outperforming qSOFA and MEWS

¹² Nature Medicine, 2024 — Study on the generalisation bias of radiology AI models. "Chest X-ray models trained at a single institution showed a drop of up to 20% in diagnostic performance when tested on external datasets."

¹³ Regulation (EU) 2024/1689 of the European Parliament and of the Council — Artificial Intelligence Act (AI Act), fully applicable since 2024. AI systems intended for medical diagnosis assistance or therapeutic decision support are classified as high-risk (Annex III).

¹⁴ Atlassian / clinical literature synthesis"A study found that 72 to 99% of all clinical alerts are false alarms." — "Alert Fatigue" primer

¹⁵ Bagri H., Dahri K., Legal M."Hospital Pharmacists' Perceptions and Decision-Making Related to Drug-Drug Interactions", Canadian Journal of Hospital Pharmacy, 2019. "Up to 71.9% of alerts are ignored by pharmacists."

¹⁶ Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) — Results of thirteen healthcare facility audits (2020–2024) and draft EHR recommendation, April 2025.

¹⁷ Agence du Numérique en Santé (ANS) — Health Data Hosting (HDS) framework, mandatory certification for any host processing personal health data in France

Ils nous font confiance

Logo du Centre Hospitalier Intercommunal Toulon La Seyne-sur-MerLogo du Centre Hospitalier Sud Francilien (CHSF)Logo blanc du GHNE (Groupement Hospitalier Nord Essonne) sur fond transparentLogo du CHU de RouenLogo du CHU Caen Normandie