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Choisir un DPI : un logiciel hospitalier qui s’adapte au service (2026)

Choisir un DPI : un logiciel hospitalier doit-il s’adapter aux pratiques du service ? Délais des éditeurs, maternité, sur-mesure : les critères en 2026.

Choisir un DPI : un logiciel hospitalier qui s’adapte au service (2026)

L’essentiel en 30 secondes

QuestionRéponse courteÀ retenir
Un DPI doit-il s’adapter aux pratiques du service ?En partie : il doit porter les pratiques de soin, tout en imposant une structure commune à la donnée.Ni carcan total, ni sur-mesure infini.
Pourquoi les soignants disent-ils que « c’est à nous de nous adapter à l’outil » ?Parce que beaucoup de logiciels n’offrent aucune possibilité d’ajustement après l’installation.La capacité d’ajustement est un critère de choix.
Les délais annoncés par les éditeurs sont-ils fiables ?Souvent non : un DSI parle de délais « hors taxe », un directeur rappelle que « 3 mois c’est réglé, ça c’est pas vrai ».Demandez des références vérifiables, pas des promesses.
Pourquoi les éditeurs sont-ils lents ?Une grande part des feuilles de route est réglementaire : un éditeur l’estime à 90 %.Il reste peu de place pour les demandes du terrain.
Comment savoir si un éditeur écoute vraiment ?Demandez aux services déjà équipés combien de leurs demandes ont été intégrées, et en combien de temps.Les soignants utilisateurs sont la meilleure référence.
Faut-il tout personnaliser ?Non : trop de sur-mesure empêche d’exploiter la donnée et complique chaque mise à jour.Personnaliser l’usage, standardiser la donnée.
Que regarder avant de choisir ?Des soignants dans l’équipe de l’éditeur, des visites de sites équipés, un processus clair d’amélioration.Allez voir le logiciel là où il tourne.

Introduction

Choisir un DPI (dossier patient informatisé), c’est choisir le logiciel hospitalier dans lequel chaque service travaillera tous les jours pendant des années. « Ce logiciel n’est pas fait pour notre façon de travailler. » L’objection accompagne presque chaque projet de DPI (dossier patient informatisé). Une maternité de niveau 1 ne fonctionne pas comme une maternité de niveau 3, un service de gynécologie a ses protocoles, et chaque équipe a construit au fil des années des habitudes qui ont leurs raisons.

La crainte est d’autant plus forte que beaucoup de soignants ont connu des outils figés. Une sage-femme coordinatrice le raconte : « j’ai connu des logiciels où des ajustements n’existaient pas. On était devant un outil, il fallait rentrer dans l’outil. C’est nous qui nous adaptions à l’outil. »

Chez Galeon, DPI construit avec les soignants depuis 2016 et déployé dans 19 hôpitaux, cette question est au cœur de notre méthode. Cet article explique jusqu’où un DPI peut s’adapter, pourquoi les délais des éditeurs inquiètent, et comment vérifier qu’un éditeur écoute vraiment son terrain.

Un bon DPI personnalise l’usage et standardise la donnée : c’est ce qui lui permet de s’adapter sans devenir inexploitable.

Un DPI doit-il s’adapter aux pratiques du service, ou l’inverse ?

Les deux, dans une certaine mesure. Le DPI doit porter les pratiques de soin du service, mais il doit aussi imposer une structure commune à la donnée, sans quoi elle ne sert à rien d’autre qu’à être relue.

Un GHT breton en a fait l’expérience en remplaçant un DPI utilisé 17 ans et paramétré médecin par médecin : très apprécié, mais décrit comme « une grosse machine à écrire » dont on ne pouvait extraire aucune donnée. Il a fallu six mois de discussion avec le corps médical pour imposer 80 % de paramétrage générique (SantExpo 2026).

La bonne frontière passe entre l’usage et la donnée. L’ordre des écrans, les modèles de courriers, les raccourcis peuvent s’adapter au service. Le poids d’un patient, un antécédent ou un score doivent en revanche être saisis au même endroit et de la même façon par tous. C’est ce qui rend possible le partage entre équipes, les statistiques et, demain, l’IA.

Pourquoi les soignants ont-ils l’impression de devoir s’adapter à l’outil ?

Parce que, dans beaucoup de logiciels, rien ne bouge après l’installation. Les demandes remontées par le terrain rejoignent une feuille de route lointaine, et le service finit par contourner l’outil.

Le phénomène a une cause structurelle. Lors d’une table ronde de la Fédération hospitalière de France, un responsable d’éditeur a reconnu que « 90 % des roadmaps sont réglementaires », laissant peu de place aux fonctions demandées par les soignants (FHF, SantExpo). Le même intervenant expliquait que le Ségur du numérique avait été financé alors que les feuilles de route des éditeurs étaient déjà « remplies à 200 % ».

Pour un service, cela se traduit par une impression simple : l’outil a été conçu ailleurs, pour d’autres, et il ne changera pas. Une sage-femme en poste depuis 38 ans le résume sans détour : « quand c’est que des technocrates », il manque des soignants pour expliquer comment il faut faire.

Les délais annoncés par les éditeurs de DPI sont-ils fiables ?

Souvent non, et les établissements le disent désormais en public. La prudence consiste à vérifier les délais auprès de clients existants plutôt qu’à se fier à une annonce commerciale.

À SantExpo 2024, le directeur général d’un centre hospitalier a résumé son expérience : les éditeurs « viennent, ils nous disent : vous inquiétez pas, 3 mois c’est réglé. Ça c’est pas vrai » (SantExpo 2024). Deux ans plus tard, le DSI d’un GHT breton, devant son propre éditeur, parlait de délais « hors taxe » : quand on annonce 3 mois, il faut compter 6 mois à un an (SantExpo 2026).

Ces témoignages ne visent pas un éditeur en particulier : ils décrivent un marché où la contrainte réglementaire absorbe l’essentiel des capacités de développement. Ils invitent à poser des questions précises avant de choisir.

Choisir un DPI : comment savoir si l’éditeur écoute vraiment le terrain ?

En interrogeant les soignants qui l’utilisent déjà. Combien de leurs demandes ont été intégrées, en combien de temps, et comment sont-elles remontées ?

Dans les services équipés de Galeon, les soignants décrivent un fonctionnement concret. Une sage-femme de 38 ans d’expérience raconte qu’au staff du matin, l’équipe a signalé un problème et qu’un membre de l’équipe Galeon a répondu « ça, je peux le changer ». Un chef de service de maternité note que « le logiciel n’est pas figé », avec une liste de points à améliorer traitée progressivement après l’installation. Une auxiliaire de puériculture explique que les éléments manquants au début ont été « ajoutés petit à petit ».

Le DSI d’une maternité parisienne, qui a quitté un éditeur « beaucoup plus gros », souligne la différence de relation : un éditeur « à l’écoute des problématiques qu’on avait, du développement qu’on voulait ». La présence de soignants dans l’équipe de l’éditeur compte aussi : plusieurs équipes rappellent que Galeon compte des professionnels de santé parmi ses collaborateurs.

Aller voir le logiciel là où il tourne

Un chef de service de gynécologie-obstétrique raconte être allé dans deux maternités équipées avant de se prononcer : « ça vaut le coup de venir tester ailleurs ». Ayant remplacé dans une vingtaine de structures, il ajoute qu’avec certains logiciels, il n’a « toujours pas compris comment ça marchait ». Une visite sur site en dit plus qu’une démonstration commerciale.

Un logiciel de maternité doit-il être différent d’un DPI généraliste ?

Souvent oui. Une maternité a des besoins que peu de logiciels hospitaliers généralistes couvrent bien : suivi de grossesse sur neuf mois, partogramme, dossier obstétrical partagé entre la ville et l’hôpital, dossier du nouveau-né.

Un obstétricien le relevait dès 2018 : le DPI généraliste de son établissement « s’adapte à toutes les spécialités » mais n’est « pas suffisamment spécifique à chaque spécialité médicale », en particulier pour la consultation qui précède l’hospitalisation. C’est l’origine de Galeon, né en maternité avant de s’étendre à tout l’hôpital. Le bon critère n’est pas « généraliste ou spécialisé », mais la capacité de l’outil à couvrir le parcours réel du service sans obliger à jongler entre plusieurs logiciels.

Jusqu’où faut-il personnaliser un DPI ?

Juste assez pour que le service travaille bien, pas au point de rendre chaque dossier unique. Le sur-mesure excessif complique les mises à jour et empêche d’exploiter la donnée.

Les établissements qui ont changé de DPI le disent : ce que les soignants regrettent, c’est rarement une fonction, c’est le sur-mesure accumulé pendant des années. Un GHT a eu le courage d’annoncer officiellement cette « régression » avant la bascule (SantExpo 2025). L’enjeu est donc de reconstruire l’essentiel du confort d’usage, tout en gardant une donnée commune. Nous détaillons les critères de choix dans notre article sur le coût réel d’un DPI.

DPI figé ou DPI qui évolue avec le terrain : quelles différences ?

CritèreDPI figéApproche Galeon
ConceptionPensé par l’éditeur, validé ensuiteConstruit avec les équipes soignantes depuis 2016
Remontée des demandesTicket vers une feuille de route lointaineDemandes remontées au staff et suivies avec le service
Ajustements après installationRares ou facturés à partAjustements progressifs après le démarrage
Modèles et courriersStandard imposéAdaptés aux protocoles du service
Structure de la donnéeSouvent libre, variable selon les servicesCommune, pour partager et exploiter la donnée
Soignants chez l’éditeurVariableProfessionnels de santé dans l’équipe
Mises à jourInstallations lourdes sur siteLogiciel en ligne qui évolue sans réinstallation
RelationCommerciale et contractuelleSuivi régulier avec les référentes du service

Limites et points de vigilance

  • Tout ne peut pas s’adapter immédiatement. Les soignants le notent eux-mêmes : « quand on a du mieux, on veut toujours plus », et certaines demandes prennent du temps.
  • La contrainte réglementaire s’applique à tous les éditeurs, Galeon compris : une partie des capacités de développement lui est réservée.
  • Un établissement de grande taille pèse différemment. Les besoins d’un CHU ou d’un hôpital entier demandent des arbitrages plus nombreux qu’une maternité.
  • Trop de personnalisation nuit à la donnée. Accepter toutes les demandes reviendrait à recréer une « machine à écrire ».
  • Les interfaces avec le système d’information de l’établissement limitent parfois ce qu’un DPI peut faire, quelle que soit sa souplesse.

FAQ

Un DPI peut-il être adapté aux protocoles d’un service ?
Oui pour les modèles, les courriers et l’organisation des écrans. La structure de la donnée doit en revanche rester commune pour être partagée et exploitée.

Combien de temps pour obtenir un ajustement demandé ?
Cela dépend de la demande et de l’éditeur. Le meilleur indicateur est l’expérience des services déjà équipés.

Pourquoi les éditeurs de DPI mettent-ils du temps à livrer ?
Parce qu’une grande part de leurs capacités sert aux obligations réglementaires, comme le Ségur du numérique ou l’interopérabilité avec le DMP.

Comment choisir un DPI pour son hôpital ?
Visitez des sites équipés, interrogez des soignants utilisateurs et demandez comment les demandes sont remontées et suivies.

Quel logiciel pour une maternité ou des sages-femmes hospitalières ?
Un logiciel qui couvre tout le parcours : suivi de grossesse, dossier obstétrical, salle de naissance, suites de couches et nouveau-né, partagé avec les professionnels de ville.

Faut-il reprendre tous les modèles de l’ancien DPI ?
Non : recensez-les, gardez ceux qui servent au quotidien et profitez du changement pour en simplifier une partie.

Qu’est-ce qu’un DPI « construit avec les soignants » ?
Un logiciel dont les écrans et les parcours sont conçus et ajustés avec des professionnels de santé, et non validés après coup.

En résumé

L’objection « ce logiciel n’est pas fait pour notre façon de travailler » vient d’années d’outils figés, où les soignants devaient s’adapter au logiciel. Elle est renforcée par un marché où la réglementation occupe l’essentiel des feuilles de route et où les délais annoncés ne sont pas tenus. La bonne réponse n’est pas le sur-mesure infini, qui rend la donnée inexploitable, mais un équilibre : personnaliser l’usage, standardiser la donnée, et ajuster l’outil au fil des retours du service. Pour vérifier qu’un éditeur tient cet engagement, rien ne vaut la parole des soignants qui l’utilisent. C’est le principe qui guide Galeon depuis 2016.

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Lire aussi : l’interopérabilité hospitalière en 2026

Sources

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Ils nous font confiance

19 hôpitaux équipés de Galeon en France.

  • CHU de Caen Normandie
  • CHU de Rouen
  • CHI Toulon – La Seyne-sur-Mer
  • CH de Hyères
  • Centre Hospitalier Sud Francilien
  • GH Nord-Essonne
  • CH William Morey, Chalon-sur-Saône
  • CH de Périgueux
  • CH Samuel Pozzi, Bergerac
  • Maternité de Sarlat
  • Maternité Les Bluets
  • Hôpital Saint-Joseph, Marseille
  • CH d'Arpajon
  • CH de Libourne
  • CH de Montceau
  • CH Public du Cotentin

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